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05/10/2007

Clash des couleurs

Cette polémique autour des maillots de la France et de la Nouvelle-Zélande n'est pas le souci de l'arbitre en Coupe du monde. En Top 14, cela fait partie de ses prérogatives, en vertu d'une règle écrite stipulant que l'équipe locale joue avec ses couleurs et doit, en cas de similitudes trop gênantes, mettre à disposition de l'adversaire un jeu de maillot blanc et sans publicité. Mais là, c'est plus compliqué, car les deux maillots de chaque équipe ont été validés par l'IRB. Ce clash de couleurs concerne l'arbitre et la télévision.

Si le match entre l'Ecosse et la Nouvelle-Zélande était vraiment compliqué et, si l'on avait été en Top 14, jugé inarbitrable, la controverse de Cardiff me semble davantage dictée par les impératifs télévisuels. Concrètement, deux maillots trop identiques vont perturber la percepion de l'arbitre lors des regroupements, par exemple quand il s'agit de juger et sanctionner les entrées latérales.

La nomination de Wayne Barnes pour arbitrer Bleus et Blacks est une bonne nouvelle pour le rugby. Les compétences de ce jeune homme talentueux ont été récompensé. Lors des matchs de poule, il n'a certes pas eu de rencontres trop difficiles à gérer, mais il a rendu une copie parfaite. On ne peut pas vraiment dire qu'il est inexpérimenté parce qu'il a 26 ans. En outre, à ce niveau-là, on ne cherche plus à abuser l'arbitre, à profiter de sa prétendue inexpérience. On cherche à être pénalisé le moins de fois possible, plutôt que faire le roublard. C'est le bon côté du professionalisme. N'oublions pas que Barnes a arbitré au Tri-Nations cet été et officie dans le championnat anglais. De par son métier d'avocat d'affaire, je pense qu'il est à l'ais avec la pression. Il n'a pas la réputation d'être un arbitre sévère, même s'il a beaucoup sorti son carton jaune depuis le début de la compétition. Il a su prendre ses responsabilités et sanctionner à raison.

Plus globalement, ces quarts de finale devraient voir les arbitres être attentifs sur trois points, où l'on a remarqué un certain laxisme des joueurs pendant la phase de poules. Sur la question de l'introduction droite du ballon en mêlée (on a d'ailleurs vu Elissalde réprimandé contre la Géorgie), sur les plaquages dangereux et sur la liaison des 3e lignes en mêlée. Quant à la vidéo, l'essai de Paul Sackey illustre une nuvelle fois que si elle permet de sécurisé le choix arbitral, elle ne résout pas tout. En l'espèce, la qualité des images proposées lors d'Angleterre-Tonga ne sont pas exemptes de tout reproche. Quand le cadre est trop serré sur le joueur, comme ce fut le cas pour Sackey, c'est comme si le juge vidéo répondait à l'arbitre: "il n'y a pas de raison valable d'annuler l'essai, car je ne vois si le joueur est en touche". C'est un peu dommage...

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