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17/09/2007

France-Irlande va être difficile à arbitrer

Ce week-end, les cartons ont été sortis là où ils étaient rangés la semaine d'avant. Les plaquages dangereux non sanctionnés durant les matchs ont été cités et condamnés. cela a influencé les arbitres, qui ont dès lors été sensibilisés et vigilants.La règle est la règle et tout acte volontaire dans le but de faire mal doit être fermement et autoritairement sanctionnés. Dans la pratique, le jaune s'impose. Mais dans le cas du Namibien face à Chabal, il vient d'être averti oralement et récidive quasiment dans l'instant. Il n'y a pas d'autre solution que de sortir le rouge. Mais on ne peut pas dire que cela désavantage forcément les petites équipes, on voit des cravates et plaquages dangereux régulièrement en championnat de France...

Canada-Fidji a montré une nouvelle fois les limites de l'arbitrage vidéo, du moins son caractère jamais irréfûtable. Malgré l'assistance sensée être implacable des images, il est impossible de déclarer cet essai valable ou pas. Les textes prévoient la saisine du juge vidéo mais laissent la supprématie de la décision à l'arbitre de champ. Et si aucun des deux n'est sûr, le doute doit profiter à la défense. Au final, cela prouve surtout que l'aspect humain, la part d'indécision et la marge d'erreur demeurent...

Je ne pense pas quel'arbitre de France-Irlande, l'Anglais Chris White, va surveiller plus les uns que les autres. Mais une chose est évidente: la haute surveillance va être déclarée. Ce type de match où tous les ballons sont disputés est très difficile à arbitrer. Je pense notamment aux zones autour des regroupements, qui vont être le lieu d'âpres combats au sol, où la règle sera compliquée à appréhender.

Enfin, on remarque la quasi-absence de passages à vide dans le jeu. D'abord parce qu'ils ont été règlementé de façon harmonisée depuis cinq, six ans, et qu'ils sont depuis sérieusement surveillés. Ensuite, on se rend compte que ce type de leurre n'est plus efficace, les défenses s'étant adapté depuis...


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11/09/2007

Une question de perception

Mon rôle n'est pas de charger les arbitres de cette Coupe du monde, bien au contraire. Comme certains l'ont remarqué, il y a eu lors de France-Argentine beaucoup de combat au sol, et ce jeu-là n'est pas facile à arbitrer.  La simultanéité des soutiens et la défense debout rendent les mouvements difficiles à saisir. Quand une équipe subit, comme ce fut le cas des Italiens et des Japonais, les rucks sont évidents et le jeu continue, se ralentissant rarement. Et quoi qu'on en dise, la Fance a aussi subi contre les Pumas. Il est alors difficile de faire croire à l'arbitre que l'adversaire triche. Et on est plus enclin à surveiller une équipe qui ne produit pas de jeu.

On a aussi entendu que les Argentins partaient souvent avant le coup de pied lors des innombrables chandelles. Honnêtement, c'est difficilement identifiable et, comme souvent pour cette phase de jeu, l'on se rend compte avec des images arrêtées que ce que l'on croit percevoir en temps réel n'est finalement pas la réalité. Et il faut nous reconnaître la possibilité d'user du bénéfice du doute. Tout est question de perception.

Sur les accusations d'arbitrage à deux vitesses, selon que l'on soit une grande ou une petite nation de rugby, le point de vue est toujours aussi important. Si sur l'essai samoan refusé contre les Sudafricains, le faible semble défavorisé, le plaquage en cathédrale (les pieds par dessus la tête) de l'Américain sur l'Anglais Olly Barklay méritait un carton rouge. Il ne faut pas céder au procès d'intention et concevoir que d'une façon générale, le plus faible fait plus de faute. En outre, même à 90-0, un essai accordé au perdant en fermant les yeux sur une légère faute vous sera reproché et aura des conséquences sur la suite de votre compétition.

Sur les matchs de ce week-end, on ne peut que constater que le déséquilibre persiste entre deux rugby, celui des pros et celui des amateurs. Toutefois, on ne peut que se féliciter de l'envie de jouer des «petits» et du peu de pénalités et de fautes techniques sifflées. Si l'esprit me semble bon, le fossé se situe au niveau du physique. Les joueurs ne tiennent qu'une heure de jeu, avant de s'effondrer. Une conséquence aussi des nouvelles règles de décompte chronométrique, qui ont sensiblement fait augmenter le temps de jeu effectif.

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01/09/2007

Le rugby pour tous

20minutes.fr a constitué sa «dream team» de chroniqueurs, qui interviendront hebdomadairement sur ce blog, pour causer rugby avec sérieux et détachement, passion et amusement, sincèrement et librement.

Christophe Lamaison, dit «Titou», apportera son expérience d'ouvreur au pied magique et de héros de la Coupe du monde 1999, pour commenter le jeu et les joueurs du Mondial.

Mathieu Blin, talonneur au Stade Français et membre du comité directeur du syndicat des joueurs Provale, nous gratifiera de ses commentaires sans langue de bois, ceux d'un homme engagé et soucieux de l'évolution de son sport.

Benoît Hamon, eurodéputé socialiste passionné de rugby et membre du XV de France parlementaire, donnera ses impressions sur une compétition qu'il entend suivre le plus assidûment possible, malgré les contraintes politiques.

Michel Belletante, metteur en scène de théâtre, racontera le point de vue d'un artiste en tournée à travers la France, avec sa pièce «Vestiaires», sur les coulisses du rugby.

Joël Dumé, ancien arbitre international reconnu comme l'un des meilleurs juges du rugby au monde, fera un point régulier sur les évolutions des règles et du jeu durant la compétition.

Sébastien Fleuriel, sociologue au CERAPS de Lille II, reviendra sur ses travaux de recherche, à propos de la professionalisation du rugby et de ses conséquences. 

 
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