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16/10/2007

Chroniques de l’arrière du front

All Blacks

 Le 6 octobre: Nous on joue ce soir là (sur les planches)... et je n’ai pu voir le match qu’après…quand tout a déjà été dit ou presque…Juste une petite référence à ma chronique précédente : L’arbitrage…ha l’arbitrage! Qu’il est doux quand il est en notre faveur…Qu’on ne dit plus rien sur les arbitres alors…que les fautes deviennent légères quand elles ne sont pas sifflées et que c’est nous qui les commettons. C’est pas mal français ça aussi, le retournage de veste… Et puis imaginez une seconde que les bleus s’arrêtent en quart… Toutes ces pubs inutiles et même contreproductives… vendre une bagnole siglé "les Bleus" après ça… à part des pansements ou des baumes pour les bleus, je ne vois pas ce que l’on aurait pu vendre… alors que là ! Jackpot ! lers rebelles l’ont fait, avec un cœur gros comme ça… là on peut en acheter des maillots, des autos, et des prêts immobiliers… tout bleu, tout costaud, comme eux… Non les arbitres de cette coupe sont bons, simplement  bons. Ils laissent jouer…l’avantage à ceux qui attaquent…bon passons. Aux anglais… qui nous ont brûlé Jeanne d’arc…


Anglais

Le 14 octobre : Et patatras ! La perfide Albion a encore frappé! Et la encore on a vu nos faiblesses, celles qui reviennent trop souvent pour être dues au hasard! La volonté personnelle de chacun de trouer la défense au mépris des fondamentaux qui consistent quand même à essayer d’envoyer le ballon aux ailiers surtout face à de gros plaqueurs certes, mais des gros d’abord… Images de tristesse, bien sûr, mais je ne peux m’empêcher de penser que cette équipe n’avait pas vraiment les moyens d’être championne du monde…facile…oui et non car j’avais déjà dit quelque chose comme cela avant… Ce soir encore on a copié les anglo-saxons, jeu au pied et grosse défense, et à ce jeu ils sont meilleurs que nous puisque ce sont eux les inventeurs de cette technique…

Et nous aussi il va falloir se remettre en jambes pour les trois représentations à la MC2 de Grenoble (16,17,18 octobre: PUB). Et cela ne va pas être facile non plus…Car les comédiens se sont pris au jeu de cette coupe du monde et j’ai reçu de nombreux SMS tristes et pas de ceux dont on pouvait l’attendre le plus… Se dire que nous on fait du théâtre et que les enjeux sont ailleurs et que les spectateurs seront heureux de revoir un peu de cette ambiance dans leur théâtre…avec peut-être un peu plus d’émotion ou de rires plus complices que sur certaines répliques de notre entraîneur…

Nous notre coupe du monde n’est pas finie! Il nous reste encore au moins onze matchs (pardon, représentations) à faire et nous aussi on a besoin du public pour nous encourager. Alors merci de faire passer le mot…


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05/10/2007

Clash des couleurs

Cette polémique autour des maillots de la France et de la Nouvelle-Zélande n'est pas le souci de l'arbitre en Coupe du monde. En Top 14, cela fait partie de ses prérogatives, en vertu d'une règle écrite stipulant que l'équipe locale joue avec ses couleurs et doit, en cas de similitudes trop gênantes, mettre à disposition de l'adversaire un jeu de maillot blanc et sans publicité. Mais là, c'est plus compliqué, car les deux maillots de chaque équipe ont été validés par l'IRB. Ce clash de couleurs concerne l'arbitre et la télévision.

Si le match entre l'Ecosse et la Nouvelle-Zélande était vraiment compliqué et, si l'on avait été en Top 14, jugé inarbitrable, la controverse de Cardiff me semble davantage dictée par les impératifs télévisuels. Concrètement, deux maillots trop identiques vont perturber la percepion de l'arbitre lors des regroupements, par exemple quand il s'agit de juger et sanctionner les entrées latérales.

La nomination de Wayne Barnes pour arbitrer Bleus et Blacks est une bonne nouvelle pour le rugby. Les compétences de ce jeune homme talentueux ont été récompensé. Lors des matchs de poule, il n'a certes pas eu de rencontres trop difficiles à gérer, mais il a rendu une copie parfaite. On ne peut pas vraiment dire qu'il est inexpérimenté parce qu'il a 26 ans. En outre, à ce niveau-là, on ne cherche plus à abuser l'arbitre, à profiter de sa prétendue inexpérience. On cherche à être pénalisé le moins de fois possible, plutôt que faire le roublard. C'est le bon côté du professionalisme. N'oublions pas que Barnes a arbitré au Tri-Nations cet été et officie dans le championnat anglais. De par son métier d'avocat d'affaire, je pense qu'il est à l'ais avec la pression. Il n'a pas la réputation d'être un arbitre sévère, même s'il a beaucoup sorti son carton jaune depuis le début de la compétition. Il a su prendre ses responsabilités et sanctionner à raison.

Plus globalement, ces quarts de finale devraient voir les arbitres être attentifs sur trois points, où l'on a remarqué un certain laxisme des joueurs pendant la phase de poules. Sur la question de l'introduction droite du ballon en mêlée (on a d'ailleurs vu Elissalde réprimandé contre la Géorgie), sur les plaquages dangereux et sur la liaison des 3e lignes en mêlée. Quant à la vidéo, l'essai de Paul Sackey illustre une nuvelle fois que si elle permet de sécurisé le choix arbitral, elle ne résout pas tout. En l'espèce, la qualité des images proposées lors d'Angleterre-Tonga ne sont pas exemptes de tout reproche. Quand le cadre est trop serré sur le joueur, comme ce fut le cas pour Sackey, c'est comme si le juge vidéo répondait à l'arbitre: "il n'y a pas de raison valable d'annuler l'essai, car je ne vois si le joueur est en touche". C'est un peu dommage...

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25/09/2007

Prévention, pénalité, carton

Ce week-end, certains ont cru déceler des interprétations variables quant à la règle de l’avantage, notamment lors d’Australie-Fidji. Je ne le pense pas. Mais il faut dire que cette règle est la plus difficile à appliquer, donc la plus facile à contester, car est la plus soumise à une interprétation personnelle, à une philosophie de l’esprit du jeu. Et c’est ce qui explique que ce soit celle qui est la moins harmonisée selon les arbitres.
Elle repose sur deux notions: l’espace (il faut qu’il y ait un gain de terrain important pour ne pas revenir à la faute), le temps (celui au terme duquel on juge une action terminée). A ces deux notion, dont la perception est variable selon les individus, s’ajoute un troisième critère: la gravité de la faute (on reviendra beaucoup plus facilement à un hors-jeu flagrant ou une brutalité qu’à un en-avant).

Lors d’Afrique du Sud-Tonga, on a vu une passe à peine en-avant en bout de ligne annuler un essai tonguien. Là, il s’agit d’une question de perception davantage que d’interprétation. Cela va vite et l’angle de vue de l’arbitre au moment d’une passe est déterminant, encore plus si elle est à hauteur. Dans le principe, un en-avant est un en-avant. Mais dans le subconscient d’un arbitre, il est possible qu’une action de 80m souffre moins d’intransigeance…

Avant France-Irlande, j’avais annoncé un match difficile arbitrer. L’Anglais Chris White a su être très vigilant et a été à la hauteur de l’enjeu. On sent qu’il s’était bien préparé à ce match et qu’il s’attendait à un match serré, en état très attentif sur les regroupements en en n’hésitant pas à sanctionner. Une attitude que j’imiterai si j’avais à arbitrer le prochain et décisif Argentine-Irlande. Selon moi, il faudrait me débarrasser des préjugés sur les deux équipes, leur réputation truqueuse dans les regroupements ou leur âpreté au combat en mêlée. Penser à cela est la pire chose à faire, car on est là pour n’arbitrer que les faits.

Une bonne appréhension de la gradation de la sanction est essentielle dans ce type de match. Sur les mêlées par exemple, il faut laisser sa chance à chacun et ne pas sanctionner troup lourdement trop vite. C’est se mettre une corde autour du cou et avoir la meilleure garantie d’avoir un match qui se finit à 14 contre 14. La communication est tout aussi essentielle. Il faut faire passer quelques messages avant le match, au moment où on vérifie les crampons, puis après la première mêlée, si elle se passe mal. Il y a une échelle d’avertissements à respecter. Explication, prévention, pénalité(s), discours au capitaine, carton.


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07/09/2007

Les contestations seront sanctionnées

Ce match France-Argentine donnera le tempo en matière d'arbitrage. C'et l'Anglais Tonis Pretburg qui officiera. Il est très expérimenté, il a l'habitude des grands rendez-vous, des matchs à enjeux. Il sera chargé d'appliquer les consignes, notamment en matière de protestations. Durant ce Mondial, tout joueur ou entraîneur qui contestera une décision arbitrale sera sanctionné. Cela peut aller du simple avertissement verbal à l'exclusion temporaire. Cette gradation dans les sanctions, c'est ce qui protège l'arbitre. Ca lui donne aussi une certaine autorité. Culturellement, les arbitres de rugby sont respectés par les joueurs, qui communiquent beaucoup avec lui.

En cas de doute pour un essai, on aura recours à la vidéo. Un arbitre vidéo sera dans les tribunes ou en car-régie pour décortiquer une action ligitieuse et communiquera avec l'arbitre central via une oreillette. Cela fait près d'une dizaine d'années que la vidéo est utilisée. C'est un vrai progrès dans la mesure où cela apporte une unité et une transparence aux décisions qui sont prises durant un match. Dans un contexte où la moindre décision peut avoir de grosses conséquences économiques, cet outil apporte une vraie sérennité à l'arbitre. Dès la saison prochaine, la vidéo sera appliquée dans le Top 14. C'est une bonne nouvelle, à condition qu'elle soit utilisée avec parcimonie. Car il faut laisser un peu d'humanité à l'arbitrage.

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