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17/10/2007

Cela dépend du jeu que l'on veut

Les réactions de supporters Néo-Zélandais après le match contre la France m'ont choqué. Ces réactions sont véritablement inacceptables dans le monde du rugby, d'autant plus que Wayne Barnes n'a pas causé un déséquilibre décisif dans cette partie. Il faut savoir garder la tête froide rester vigilents sur ce type de comportements. Cela fait un moment maintenant que les arbitres sont contestés, et je pense qu'il ne s'agit pas de soutenir que l'arbitre n'a jamais tort. C'est par la communication avec les joueurs et la pédagogie envers un public toujours plus nombreux et novice que l'on évitera les dérapages. Pour l'instant, nous avons évité les dérives. Pour l'instant...

Lors de France-Angleterre, le plaquage dangereux de Dimitri Szarzewski n'était pas prémédité, et pas franchement dangereux. Il s'agissait plus d'un geste de maladresse, sans aucune intention de faire mal. Certains plaquages identiques n'ont as été sanctionné durant cette Coupe du monde, mais je pense que celui-ci méritait une pénalité. Un geste malheureux...

Le débat sur l'évolution des règles ne m'a pas plus interpelé que cela. Les arbitres n'écrivent pas la loi du jeu, ils ne font que l'appliquer et la faire respecter. Toutefois, il existe un réel problème autour des plaquages et des regroupements qu'ils entraînent. La règle n'est pas appliquée de façon harmonieuse, elle est compliquée et laisse de la place à l'interprétation personnelle du jeu de chacun. Il faut se demander quel rugby on veut? Des pick and go pendant 20 phases de jeu consécutives? Vous imaginez le résultat?! Une autre solution serait d'être le plus strict possible, en appliquant les textes de façon extrèmement sévère. Et dans ce cas interdire absolument les plongeons au sol et le bridging (se coucher pour protéger le ballon). Cela dépend du jeu que l'on veut...

Mais attention! Il faut se méfier de l'évolution des règles à tout prix, car elles se font parfois au détriment de la sécurité des joueurs, notamment quand elles veulent éclaircir le jeu (cf. le laxisme pour les nettoyeurs et les moyens employés lors des déblayages). Ou alors privilégier l'offensive à tout prix (cf. les passages à vides, tolérance sur laquelle on est d'ailleurs revenus, car on touchait là à l'essence du jeu).

 
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11/09/2007

Une question de perception

Mon rôle n'est pas de charger les arbitres de cette Coupe du monde, bien au contraire. Comme certains l'ont remarqué, il y a eu lors de France-Argentine beaucoup de combat au sol, et ce jeu-là n'est pas facile à arbitrer.  La simultanéité des soutiens et la défense debout rendent les mouvements difficiles à saisir. Quand une équipe subit, comme ce fut le cas des Italiens et des Japonais, les rucks sont évidents et le jeu continue, se ralentissant rarement. Et quoi qu'on en dise, la Fance a aussi subi contre les Pumas. Il est alors difficile de faire croire à l'arbitre que l'adversaire triche. Et on est plus enclin à surveiller une équipe qui ne produit pas de jeu.

On a aussi entendu que les Argentins partaient souvent avant le coup de pied lors des innombrables chandelles. Honnêtement, c'est difficilement identifiable et, comme souvent pour cette phase de jeu, l'on se rend compte avec des images arrêtées que ce que l'on croit percevoir en temps réel n'est finalement pas la réalité. Et il faut nous reconnaître la possibilité d'user du bénéfice du doute. Tout est question de perception.

Sur les accusations d'arbitrage à deux vitesses, selon que l'on soit une grande ou une petite nation de rugby, le point de vue est toujours aussi important. Si sur l'essai samoan refusé contre les Sudafricains, le faible semble défavorisé, le plaquage en cathédrale (les pieds par dessus la tête) de l'Américain sur l'Anglais Olly Barklay méritait un carton rouge. Il ne faut pas céder au procès d'intention et concevoir que d'une façon générale, le plus faible fait plus de faute. En outre, même à 90-0, un essai accordé au perdant en fermant les yeux sur une légère faute vous sera reproché et aura des conséquences sur la suite de votre compétition.

Sur les matchs de ce week-end, on ne peut que constater que le déséquilibre persiste entre deux rugby, celui des pros et celui des amateurs. Toutefois, on ne peut que se féliciter de l'envie de jouer des «petits» et du peu de pénalités et de fautes techniques sifflées. Si l'esprit me semble bon, le fossé se situe au niveau du physique. Les joueurs ne tiennent qu'une heure de jeu, avant de s'effondrer. Une conséquence aussi des nouvelles règles de décompte chronométrique, qui ont sensiblement fait augmenter le temps de jeu effectif.

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